Celle qui pleurait sous l’eau, Niko TACKIAN

Date de parution: 03/01/2020

Éditions: Calmann-Levy

Comme le veut la tradition, début janvier marque la sortie du nouvel opus signé Tackian. J’attendais avec hâte la suite des aventures du charismatique Tomar Khan et de son équipe.

Résumé: Quand José a souhaité vidanger la piscine municipale, il ne s’attendait pas à ça. Ou plutôt à elle. Elle, c’est Clara Delattre, une habituée et plus encore.

Elle ne nagera plus. Elle flotte sur le ventre, les cheveux formant une auréole à la surface de l’eau. A première vue, il s’agirait d’un simple suicide, mais c’est sans compter sur la pugnacité de l’équipe Khan et notamment de Rhonda, que cette affaire prendra d’autres proportions….

En parallèle, Tomar n’a pas fini de régler ses comptes. La liberté a un prix…

Mon avis: J’attendais de pied ferme le retour de Tomar Khan et de son équipe! Mais avant tout, je vais commencer par le plus important, c’est à dire faire la part belle à l’auteur pour l’orientation donnée à son livre. Oui Niko Tackian a décidé d’écrire sur un sujet malheureusement ô combien d’actualité: les violences. Et plus particulièrement les violences faites aux femmes. De manière particulièrement insidieuse, car il est question de violences physiques, mais également de violences psychologiques. De harcèlement, de dénigrement. Le développement de ce sujet est très bien mené, surtout sur le versant psychologique. Ainsi, le lecteur est spectateur d’une descente aux enfers savamment orchestrée par un pseudo « tout puissant » qui est à peine une sombre merde usant de manipulations, érigeant une terrible emprise . Quelle empathie et quelle sensibilité de l’auteur qui a su viser juste ! Outre la thématique et le déroulement de l’enquête, j’ai été plus que ravie de suivre le deuxième fil conducteur de cet ouvrage, à savoir les déboires de Tomar Khan. Ces derniers font écho au précédent opus. Personnage central, j’apprécie Tomar et son charisme. Mais aussi Tomar et ses emmerdes, et Tomar et ses valeurs. Mais encore, j’ai un gros coup de cœur pour Tomar et sa maman, Ara. Une vraie battante elle aussi. Une grande dame. Une Femme, avec un grand « F ». Très attachée à ces deux personnages, j’ai eu plaisir à retrouver Rhonda, qui prend une place de plus en plus importante au sein de la brigade, mais pas seulement!

Ce qui fait le sel de cet ouvrage, comme des autres d’ailleurs, c’est cette « puissance de visualisation » que l’on doit à l’auteur. Sans télévision, les images défilent dans mon imaginaire!

En conclusion: Encore une fois Niko Tackian m’a séduite. Efficace, limpide et touchant, il a su utiliser les mots justes à propos d’un sujet terrible. C’est un livre vrai, authentique, autant révolté que révoltant! L’intrigue est là, les flics aussi, mais je retiendrai d’autant plus le sujet. Chapeau Niko!


12 réflexions sur “Celle qui pleurait sous l’eau, Niko TACKIAN

  1. Coucou Gwen ! On sent toute ta passion pour cet auteur Niko Tackian et le sujet de ce tout dernier roman sur les violences faites aux femmes. Ta chronique est belle👌. La couverture, je la trouve très réussie. C’est un livre qui est en E-book dans ma liseuse et je compte bien le lire surtout après avoir vu ton engouement pour ce dernier.
    Gros bisous de Bretagne pour la plus chouette des Alsaciennes, toujours un plaisir de te lire Gwen 😊

    Aimé par 2 personnes

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