Les Petites filles, Julie EWA

Date de parution: 04/01/2016 / 08/02/2017

Éditions: Albin Michel / Le livre de poche

C’est non sans fierté que je vous présente le second ouvrage d’une auteure alsacienne, venue tout droit du Haut-Rhin, et qui plus est, qui porte haut les couleurs de la classe 91! 😎

Voici Julie EWA que j’ai eu le plaisir de rencontrer au Festival Sans Nom cru 2019. J’ai acheté son dernier-né: « Le gamin des ordures », mais sur son conseil, je suis allée me procurer « Les petites filles » qui présente les principaux protagonistes dans leur première aventure. C’est parti, destination la Chine!

Résumé: Lina est une jeune femme engagée qui a choisi de poursuivre ses études en Chine, à Mou Di. Grande sinophile, elle est plus que surprise d’être attendue à l’aéroport. Ce n’était pas prévu au programme! Alors, quand Thomas, son compatriote ténébreux vient l’enrôler pour collaborer sur une mission précise, ce sont tous ses plans qui se voient modifiés. Lina et son acolyte vont travailler sur d’étranges disparitions qui sévissent dans la région. Des disparitions de filles. De fillettes. De petites filles.

Mon avis: N’étant pas spécialement fan de la culture asiatique, je ne me serais pas forcément tournée vers cet ouvrage, si je n’avais échangé avec son auteure au Festival Sans Nom. Je serais indubitablement passée à côté de quelque chose!

Car oui, Julie EWA a réussi sa mission! Son livre propose un récit enchâssé qui mêle des événements du passé, en Chine dans les années 1991 et des événements actuels. Dès les premières pages, j’ai eu envie de suivre Lina, de prendre l’avion pour la Chine afin de l’accompagner dans son périple. Ce pays que j’ai (re)découvert, et notamment ses coins plus reculés, où très peu d’habitants constitue un village. Sans en faire un guide du Routard, l’auteure m’a permis d’en apprendre davantage sur les us et les coutumes propres au pays. Si la culture chinoise est évidemment prégnante, le sujet central va concerner l’enquête autour de la disparition des fillettes. Ballotté(e)s, entre 1991 et 2013, des liens vont se créer petit à petit et apporter leur lot de réponses. La Chine est connue pour sa politique de l’enfant unique qui est révoquée depuis 2015 (et oui, maintenant c’est deux!). Sauf que dans cet ouvrage, on se penche plus en détail sur le sexe de l’enfant, et dans certaines régions chinoises, le fait de mettre au monde une fille est très mal perçu… C’est vous dire la peur de ces mamans….Ce sujet est particulièrement délicat, je n’en dirai pas plus pour ne pas vous en gâcher la lecture. Quoiqu’il en soit, il est question de disparition d’enfants, donc cela va de soi que c’est un sujet particulièrement douloureux. Néanmoins, cela nous confronte à une réalité malheureusement existante. C’est en cela que j’aime la littérature. Pour nous en apprendre. Pour élargir nos regards. Pour nous faire bouger.

Concernant les personnages, j’ai été saisie par Lina et son histoire de vie, entre empathie et résilience. Entre un extérieur abrupt et un intérieur ardent. Lina est engagée, et profondément humaine. J’ai directement accroché avec cette fille qui a clairement fait écho en moi. Et quelque chose me dit qu’il y a une part de Julie en Lina….Thomas et ses allures de « beau gosse qui sait qu’il est beau gosse » m’a un peu moins convaincue. Mais je suis tout de même ravie de le retrouver dans « Le gamin des ordures ». Quant aux protagonistes chinois, big up à l’authentique Tao qui m’a beaucoup touchée. Et que dire de ces mères si peu considérées, mais qui se battent corps et âme pour leur enfant…

En conclusion: je suis fière, et un peu chauvine (hahaha) d’avoir découvert Julie EWA que je suivrai désormais bien attentivement! Une jeune femme dont l’avenir littéraire est prometteur! Gage de qualité, à la fin de ma lecture j’ai fini sur le net pour me documenter sur le pays et également sur ce terrible sujet… À mes yeux, c’est tout l’intérêt de la littérature!

Et bien sûr, vive l’Alsace 😉


15 réflexions sur “Les Petites filles, Julie EWA

  1. Coucou Gwen ! C’est une très jolie chronique que tu nous offre là. L’auteure est Alsacienne en plus, tu as raison de le souligner😉. Je suis pareil avec les auteur(e)s bretons ^^ 😁 Je te rejoins sur ce côté fenêtre sur le monde, ouverture d’esprit de la littérature. Nous mettre à la place de l’autre, essayer de comprendre tous les enjeux passés, présents et futurs de notre monde, c’est tellement riche. Passe un beau weekend. Gros bisous de Bretagne pour mon amie alsacienne ☀️😊

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