Le Silence du Moteur, Olivier LEBE

Date de parution: 30/08/2018

Éditions: Allary Éditions

Avant toute chose, je remercie NetGalley et les éditions Allary pour l’envoi de ce livre. Mais je remercie encore plus l’auteur, Olivier LEBE qui a pris le temps d’échanger avec moi! D’ailleurs, vous retrouverez plus bas quelques bribes de conversation avec l’auteur.

Résumé: « Notre itinérance a commencé il y a quelques semaines. Romy venait d’être admise dans un hôpital de jour.

Une nouvelle équipe, une nouvelle approche. Une de plus.

– Qu’est-ce que tu fais de tes journées, papa ?

– Rien. Je roule sur l’autoroute en attendant de venir te chercher.

– Emmène-moi. »

Un père et sa fille adolescente. Ils sont français, installés à Los Angeles. Elle est malade, « borderline » ; il a perdu sa passion pour la musique. Ensemble, du matin au soir, ils roulent sans destination sur les freeways. Au bout de l’errance, sauront-ils renouer avec la vie ?

Dans une très belle langue, à la fois précise et musicale, l’auteur retrace une forme de disparition, d’exténuation, prélude à une liberté nouvelle. Un roman lumineux, délibérément optimiste.

Mon avis: Cette œuvre est une réelle découverte pour ma part.

Tout d’abord, je découvre une très belle plume où transparaît une réelle sensibilité. L’auteur est attentif aux mots employés pour nous procurer de belles émotions et nous embarquer dans ce périple à deux. J’ai apprécié la thématique traitée dans ce livre. L’idée d’un road trip aux US pour se chercher, se trouver, se retrouver est très forte. J’ai été sensible à la relation père fille qui s’en dégage. Une relation pure et bienveillante. Cependant, à certains moments, j’ai eu du mal à accrocher et à faire les liens, tant la nostalgie quasi poétique est présente. Par ailleurs, j’ai aimé la sensation de liberté qui transpire dans l’oeuvre, tout comme l’attention particulière portée à la musique! J’ai d’ailleurs pris plaisir à écouter certaines chansons que je ne connaissais pas!

Ce livre est parfait pour des lecteurs rêveurs sensibles à la délicatesse des mots.

Échanges avec Olivier LEBE:

  • Dans votre livre il est notamment question des USA et de musique, deux éléments chers à votre vie. Était-ce évident d’écrire à ce sujet ?

La musique est ma première passion et mon éducation. L’écriture n’est venue qu’assez récemment dans ma vie, lorsque la musique a cessé d’être un absolu. Pour beaucoup de gens de ma génération, l’art en général, a été une forme de religion, le lieu d’une vie spirituelle débarrassée des dogmes. Notre époque a développé un rapport laïque à l’art, et c’est très bien comme ça. Mais j’ai été assez longtemps désorienté, au point d’arrêter de faire de la musique et de chercher confusément une autre façon de concevoir et de vivre ma présence au monde.

Vivre aux États-Unis m’a aidé à accélérer cette transition et à me déshabiller d’une identité culturelle, à me défaire des fétiches artistiques.

Ce livre est né du besoin de me représenter ce passage, son impact dans mon existence et dans celle de mes contemporains.

  • D’où vous est venu l’idée de développer cette relation père-fille bien particulière ?

Le livre est dédié à mon fils (unique), parce c’est lui qui m’a fait père et parce ces années américaines sont aussi les siennes. Et parce que je ne voulais pas qu’il puisse penser, lorsqu’il le lira plus tard, que j’aurais eu plus envie d’avoir une fille (Cf page 38)

La relation père / fille adolescente me semble un sujet assez peu traité ou de façon simpliste… J’avais envie de pudeur et de délicatesse. J’ai observé mes amis et leurs filles, j’ai trouvé leurs relations souvent belles et fortes.

  • Durant la lecture, j’ai ressenti une forme de liberté en lutte permanente avec la mélancolie. Des opposés pas si contraires ?

La liberté consiste peut-être à accepter la nature transitoire de tous les émotions humaines.

Reste une certaine mélancolie, inhérente à notre condition.

Les renards ont des tanières, et les oiseaux du ciel ont des nids; mais le Fils de l’homme n’a pas où reposer sa tête. (St Mathieu)

  • J’ai aimé cette musique disséminée dans votre ouvrage. Allez, s’il fallait choisir qu’un titre et un seul ?

Un titre qui n’est pas dans le livre mais que je voudrais dans l’adaptation cinématographique : Hello Earth, Kate Bush sur l’album Hounds of Love

Merci Olivier pour ces sympathiques échanges, je vous aime souhaite une belle rentrée littéraire !


11 réflexions sur “Le Silence du Moteur, Olivier LEBE

  1. C’est cool d’avoir pu échanger avec l’auteur et de nous livrer ainsi son regard qui se croisant avec le tien, donnent un aperçu fidèle de cette expérience de lecture. Le sujet, tu le sais, ne peut que me toucher et j’apprécie les auteurs à l’écriture « poétique ».. toujours autant de plaisir à te lire. Belle soirée Gwen, Bisous bretons pour l’Alsace 🙂

    Aimé par 1 personne

    1. Oh oui franchement c’est très agréable et c’est un auteur très à l’écoute et bienveillant! Je suis touchée par cela! La maison d’éditions a été classe aussi, car elle est revenue vers moi au sujet du livre et c’est assez rare pour le souligner! Effectivement, c’est très intéressant de croiser nos regards et d’en apprendre davantage sur les inspirations et aspirations de l’auteur!
      Ta sensibilité aux autres et au monde parle pour toi cher ami 🙂
      Gros bisous et à bientôt !! 👊🏻56

      Aimé par 1 personne

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