La distance de courtoisie, Sophie BASSIGNAC

Date de parution: 31/01/18

Éditions: JC Lattès

Merci à NetGalley et aux éditions JC Lattès pour cette découverte!

Une auteure que je ne connaissais absolument pas, mais un titre et un résumé évocateurs qui ont su attiser ma curiosité!

Mon résumé:

Un musée de province qui ne « casse pas trois pattes à un canard », mais qui est sympathique et convivial.

En cette soirée d’exposition, le personnel est sur le qui-vive, Monsieur Albrecht artiste particulièrement détestable présente ses œuvres.Mme Ozenfant la directrice du musée est tendue, surtout que la belle Héloïse Gassien, actrice en devenir est de la partie! D’ailleurs c’est avec elle qu’Etienne Bellamy aura le plaisir d’échanger.

Étienne travaille au musée. C’est un homme a l’allure dégingandée, un ovni, souvent la tête dans les nuages et un brin dépressif depuis que sa chère et tendre l’a « quitté ».

Le lendemain, c’est l’hécatombe, le tableau phare a disparu.

Le flic Canari est sur l’affaire.

Mais qui a bien pu voler cette œuvre d’art ?

Mon avis:

Pas vraiment friande de l’art se traduisant par des peintures ou sculptures, j’ai été émoustillée par l’intrigue principale, le vol du tableau, mais surtout,j’ai été touchée par le personnage fragile et fissuré d’Etienne.

Effectivement, lorsque le vol de l’œuvre phare du musée est constaté, c’est une véritable panique qui gagne nos chers professionnels de l’art. Leur quotidien se voit chamboulé, surtout lorsque l’affaire prend une tournure surmédiatisée.

Le personnage d’Etienne est bien étayé. Dès le début de l’œuvre, on nous présente un homme brisé. Un homme qui traine la patte au boulot, mais qui est tant bien que mal présent et prêt à faire son travail. En décalage avec ses semblables, il paraît mal assuré, lent et désuet et pourtant, il a réussi à me toucher. Séparé (sans l’être officiellement) de sa femme, il se laisse vivre et a pour compagnie son chat et ses voisins hauts en couleur: Ivan, Marthe et leur fils qui apparaissent régulièrement dans l’œuvre.

Étienne mais pas seulement! On y fait la rencontre d’Adélaïde, directrice du musée, avec un léger embonpoint, bonne vivante mais en manque d’amour.

On y rencontre aussi la comédienne Héloïse Gassien qui vient se ressourcer en province.

Le vol du tableau déchaîne les foudres des protagonistes, surtout lorsque le flic Canari se met à suspecter certains membres de la Team Musée.

J’ai été intriguée puis surprise par l’issue de l’affaire, bien que le vol en soi reste secondaire à mes yeux.

Ainsi le titre de l’œuvre est évocateur et traite des relations humaines et de la distance qu’on place dans nos rapports aux autres. Quelle place accorde-t-on à l’autre ? Une certaine proximité ? Ou place-t-on des barrières pour mieux se protéger ?

En outre, la plume de l’auteure est accessible, plutôt douce et délicate.

En conclusion:

Une œuvre à première vue centrée sur l’art, mais qui révèle surtout le héros, Étienne. Une sorte d’antihéros, mais tellement touchant et attendrissant.

De plus, Sophie BASSIGNAC nous offre des histoires dans l’histoire.

Avis à tous ceux qui apprécient les relations humaines dans leurs complexités et dans leurs joies!


9 réflexions sur “La distance de courtoisie, Sophie BASSIGNAC

  1. Coucou Gwen ! On sent une profonde empathie chez toi et un ardent besoin de comprendre l’autre dans ce qu’il a de complexe et de beau aussi car si nous étions tous pareil, quel ennui. La vie est faite d’aspérités, un chemin sinueux avec des moments plus faciles que d’autres mais je te rejoins les anti-héros ont quelques chose de profondément touchant. Je ne suis pas très héros, héroïnes parfait(e)s. J’aime être touché par les personnages des romans que je lis. Ta critique est chouette. Vraiment. Passe un excellent weekend, Bises du plus Alsacien des Bretons pour la plus bretonne des Alsaciennes 😉 🙂

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    1. Effectivement, j’adore m’attarder sur les rouages de la pensée, les attitudes et les comportements! C’est passionnant..!
      Je partage encore une fois ton point de vue (décidément!). Les anti héros ont un côté touchant et imparfait qui fait que l’on peut mieux s’y identifier. Je n’aime pas trop les personnages trop lisses, trop fades. J’aime les écorchés ❤️
      D’ailleurs, pensée à toi ce jour! J’ai enfin acheté Bakhita!!
      Bises et belle nuit au plus alsacien des bretons ! Breizh da viken ( en espérant que ça ait du sens?! J’ai vu ça lors d’un match de Nantes « Naoned da viken » 😉

      Aimé par 1 personne

      1. Coucou ! Oui c’est tout à fait ça, cela veut dire « pour toujours », Breizh ou Naoned da viken, merci pour le clin d’œil Gwen 😉 C’est cool que tu es acheté Bakhita. Je pense qu’avec ta belle sensibilité tu devrais aimer. J’ai adoré « Bakhita » qui pour moi aurait mérité le Goncourt 2017. Oui c’est passionnant de s’engouffrer dans les arcanes de la pensée. Bises et excellente soirée ma chère Gwen 🙂 😉

        Aimé par 1 personne

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