Les Flamboyantes, Robin Wassermann

CVT_Les-flamboyantes_61Date de parution: 18/01/2018
Éditions: Fayard

Pour commencer, merci à NetGalley et aux éditions Fayard pour cette superbe découverte!
Moi qui pensait que l’auteure était un homme d’un pays germanique, j’ai appris que c’était  une femme, américaine, généralement habituée au genre « young adult ».
Cette œuvre n’en fait pas partie bien que les personnages principaux soient des adolescentes.

Déçue par ma dernière lecture, j’entame mon année littéraire de la plus belle des manières avec une œuvre qui m’a secouée!

Mon résumé:
USA.
Début des Nineties.
La petite ville de Battle Creek est sous le choc, un des siens, Craig, jeune adolescent, est retrouvé mort dans les bois.
L’enquête s’oriente vers un suicide.
Battle Creek, cette fourmilière qui nous amènera à rencontrer divers personnages attachants, dérangeants, ou les deux.
Nous allons principalement suivre deux jeunes protagonistes, Hannah et Lacey.

Hannah est une ado aux antipodes de la popularité. Décrite comme effacée, trop banale, voire insipide, elle ne fait pas d’histoire et vit gentiment selon le mode de vie parental.

Lacey quant à elle, a déjà un sacré vécu!
Une maman souvent alcoolisée, un père absent, un petit frère arrivé par erreur et un beau-père ( nommé La Raclure) fou de Jésus, mais surtout fou.
Sa vie prend la forme d’une errance.
Peu assidue en cours, elle se réfugie dans la musique et plus précisément celle de Kurt (Cobain, Nirvana quoi!).
La jeune femme se contre-fout des règles, des « il faudrait ». Plutôt border-line, elle aime faire un bras d’honneur à la vie qui ne l’a pas gâtée.

Quand Hannah rencontre Lacey, la glace et le feu entrent en fusion… pour qu’elles se révèlent…

 

Mon avis:
Bien loin du genre « young adult » dont je ne suis pas fan, ce véritable roman initiatique à la teinte noire nous offre des sentiments puissants.

En effet, le liant de l’œuvre repose sur l’amitié aux multiples facettes entre Hannah et Lacey. Nous observons les deux jeunes femmes développer leur relation, unir leurs centres d’intérêts et évoluer dans le contexte dramatique du suicide de Craig.
Mme Wassermann nous offre un développement psychologique d’une grande qualité, particulièrement au sujet des deux jeunes femmes, mais les personnages secondaires ne sont pas en reste.
Ainsi, nous verrons notamment le papa d’Hannah être en proie à une nostalgie féroce quant à ses jeunes années musicales.

Pour en revenir à nos héroïnes, nous les suivons dans leur pure intimité. Les thématiques propres à l’adolescence et à la découverte de soi sont abordées.
De fait, les limites, le bien, le mal, les croyances, les jeux de pouvoir, la place occupée et la sexualité teintent le récit.
Ce que j’ai particulièrement apprécié, c’est le côté trash et dérangeant, un peu manichéen aussi. Le vocabulaire est cru et sacrément amer.
Attention aux âmes sensibles!
Et en même temps, je n’imagine pas une seconde le texte sans ce type de vocabulaire.
Il confère au récit sa puissance, sa particularité et son côté sombre.

Le tour de maître de l’auteur réside également en sa faculté de nous offrir des sentiments tellement contradictoires.
Forcément à cet âge là, l’influence positive ou négative que les jeunes ont l’une sur l’autre est à prendre en compte.
Bravo à l’auteure, car j’ai adoré ces jeunes autant que je les ai détestées.

Encore une fois, je tombe sous le charme d’un récit enchâssé, qui offre son lot de suspens.
Par ailleurs, la musique est un thème récurent et l’on penche du côté grunge, puis du côté plus jazzy, ce qui nous permet d’autant plus de contextualiser le récit.

Enfin, l’écriture coule de source. Le vocabulaire est largement abordable et pour le coup très adapté à la période de l’adolescence, d’où certains mots assez violents.


En conclusion:
Voilà mon premier coup de cœur de 2018!
Ce livre sortira le 18 janvier, allez-y c’est diablement efficace!
En lisant cette oeuvre, j’ai souvent pensé à « Nulle part sur la terre » de Michael Farris Smith, de par son aspect glauque, trash, noir et au travers des sentiments procurés par les deux adolescentes: attachantes et pourtant terriblement sauvages.
Ce livre traite de l’adolescence mais il n’est pas pour autant pour les adolescents.

Quant à moi, le feeling est à son comble lorsque la psychologie des personnages parfaitement développée est combinée à la profondeur et à la noirceur  qui teintent une œuvre.
D ailleurs, il vaut mieux être bien accroché… bienvenue dans l’adolescence pour le meilleur et pour le pire!

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16 réflexions sur “Les Flamboyantes, Robin Wassermann

    1. Merci Xavier 🙂
      Non tu n’as besoin d’aucun parrainage, il faut créer un profil, pour que les éditeurs puissent y avoir accès et tu pourras développer pourquoi tu souhaites t’inscrire et recevoir des livres numériques. Belle journée !

      Aimé par 1 personne

    1. Oh merci pour ce très beau commentaire et ces compliments! Ça me fait très plaisir! 🙂
      C’était une superbe lecture que je ne peux que recommander et je suis ravie si vous ressentez cet engouement en lisant cet article!
      Avec plaisir et au plaisir d’échanger ! 😊

      J'aime

  1. Ça a l’air génial, en effet. L’adolescence est une période si mystérieuse et noire que les œuvres qui traitent des thèmes liées à cet âge sont passionnantes. Au vu du résumé, ces deux jeunes filles antagonistes font penser aux films « Respire » ou encore « Mauvaises fréquentations ».

    Aimé par 1 personne

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